Just a perfect day
J'ai eu l'impression, toute la journée, de détenir un secret d'Etat, déambulant de rendez-vous en obligations avec ce sentiment de victoire à l'intérieur de moi, jubilant de chaque minute et offrant un regard de Mère Thérèsa à tout le monde, en pensant "ILS ne savent pas...". Etrange...
J'ai reçu quelques messages, répondu à des coups de fil, dont un de très très loin et très touchant, constaté les oublis avec amusement (ou un peu moins, c'est selon), mais ma vrai journée d'anniversaire a commencé à 17h, dans un charmant salon de thé de la Galerie Vivienne, où m'attendait Paulette (oui, celle-là même). La rencontre fut de (trop) courte durée, mais elle me semble pleine de promesses! Quand la réalité rattrappe la presque fiction (vous avez vu comment elle sert le thé? qui fait ça aussi bien??? elle frise donc la fiction!) ou comment faire coïncider l'image qu'on se fait d'une personne et ce qu'elle est vraiment. Point de déception donc, mais plutôt une légère frustration et une grande envie de partage!
La suite, elle est difficile à raconter, mais je vais essayer.
Le ventre contenté par un cheesecake fameux, je me suis rendue au pas de course chez moi, où m'attendait l'Homme, tout parfumé dans son costume, des roses anciennes à la main et mon cadeau posé sur le lit. Bizarre: mon ordinateur (je vous rassure il va mieux) semblait être le cadeau en question... regard effrayé à l'Homme, panique grandissante, et après quelques tapotements sur les touches, il m'a dit "alors?". Mes mails s'affichant à l'écran, je n'ai pas bronché, commençant à imaginer le pire (une démence précoce?) et soudain, quelques minutes plus tard (je suis parfois un peu longue...) j'ai compris: je pouvais aller sur internet sans ce fichu cable de 90 cm de long!!!!! Le wifi nous avions, mais la carte qui permet à mon modèle ancien de petit blanc cette liberté n'est plus disponible, et introuvable. Mais moi je l'ai désormais ... Surprenant, certes, mais utile, et correspondant tout-à-fait à l'étrangeté dont l'Homme seul a la licence, et qui me convient si bien. Il m'offre d'écrire sur ce blog de dessous la couette (c'est d'ailleurs là que je suis actuellement, et lui qui dort encore à côté en est sûrement ravi!) et c'est pour moi un luxe!
Ensuite, dans la précipitation nous avons quitté le nid, car rendez-vous était pris au Train Bleu, gare de Lyon, où le champagne a coulé. Décor féérique, ma mère et son époux comblés, et pas de bottes: Hermès (non, pas les carrés, le "messager"!) a décidé de perdre le précieux colis, qui semble voyager du côté de Nîmes! Quand nos têtes ont commencé à tourner un peu, nous avons quitté ce lieu magique et pris la direction du Pont de l'Alma (Diana RIP). Après un rapide salut à la tour Eiffel illuminée, une table chez l'Ami Jean, un bistrot basque aux plats plus qu'alléchants, nous attendait, et sans nous faire prier nous avons fait honneur à un repas très fin, copieux (ah, le riz au lait...) et bien arrosé. Une dernière coupe sur les Champs avant de rentrer (j'avoue que c'est la première fois que je voyais Paris sous cet angle...) et ma journée d'anniversaire se terminait.
Quelques photos pour ceux qui ont eu la flemme de lire...


